Ils aident, à partir de la puberté, au développement des caractères sexuels secondaires féminins (seins, pilosité au niveau du pubis, aisselles, plus de tissu gras au niveau des hanches, début des premières règles...)
Ils régulent, avec la progestérone, le cycle menstruel - surtout la première partie (cet article en parle plus en détail)
Régulation des niveaux de cholestérol et triglycérides
Maintient les os en bonne santé : voilà pourquoi une fois la ménopause arrivée (moins d'œstrogènes), on demande aux femmes de réaliser des examens de contrôle sur leur santé osseuse, car moins œstrogènes = plus de risques d'ostéoporose
Ils nous protègent contre les maladies et les accidents cardiovasculaires, car ils font monter le “bon cholestérol (HDL)” et descendre le “mauvais (LDL) ”, et plein d'autres choses fascinantes: il est par exemple très rare de voir des femmes qui souffrent ou meurent d'arrêt cardiaque ou d'AVC avant la ménopause.
Ils équilibrent la disponibilité de la sérotonine (neuromédiateur du bonheur, qui régule le sommeil, l’appétit et autres neuromédiateurs du cerveau). Ils jouent ainsi un rôle très important dans la régulation des émotions.
Ils stimulent également l’appétit sexuel
L’Estradiol (E1): qui représente 80% de l'ensemble des œstrogènes pendant la vie d’une femme en âge reproductif et diminue drastiquement à la ménopause.
L’Estriol (E2) : qui représente environ 10% de l'ensemble des œstrogènes et qui augmente pendant la grossesse
L’Estrone (E3) : qui représente aussi 10% de l'ensemble des œstrogènes, et qui va augmenter une fois la ménopause arrivée.
Stress chronique, le cortisol monte et bloque les récepteurs de progestérone (la copine, tu te rappelles?), l’œstrogène prend donc trop de place et la progestérone se fait toute petite.
Les contraceptifs oraux ou les traitements de remplacement hormonal : il s’agit d’œstrogènes de synthèse et ils sont souvent disproportionnés en progestérone.
Les Xenœstrogènes : du Xeno qui veut dire “étranger ou qui vient de l'extérieur“, il s’agit alors des œstrogènes qui viennent de notre environnement, les perturbateurs endocriniens qu’on retrouve dans les pesticides, le plastique, les polluants, la viande animale traitée aux hormones, ou dans les substances des produits cosmétiques (j'en parle plus en détail plus bas).
Surcharge pondérale : comme je l’ai déjà dit, les œstrogènes sont aussi produits dans le tissu gras, et par conséquent si ce tissu augmente, les œstrogènes aussi, produisant un cercle vicieux, car un excès d'œstrogènes produit également encore plus du gras.
Un microbiote intestinal perturbée : c’est ce qu’on appelle une “dysbiose”, c’est-à-dire que les “bonnes bactéries” ne sont pas aussi présentes que “les mauvaises”. Tu te demanderas quel rapport avec les œstrogènes? En fait, ces “bonnes bactéries” permettent d’équilibrer la circulation d’œstrogènes grâce à une enzyme (beta-glucoronidase), donc s’il y en a trop, ils vont les désactiver pour ensuite les envoyer vers le foie pour qu’ils soient éliminés.
Une alimentation déséquilibrée avec très peu de fibres (fruits, légumes) et un excès en sucreries, produits animaux et industriels : premièrement parce que cela perturbe le microbiote intestinal, et deuxièmement parce que les aliments industrialisés et transformés contiennent bien souvent des substances nocives et des xenœstrogènes. Troisièmement, parce que cela veut dire des déficiences nutritionnelles, donc un manque en nutriments nécessaires pour la bonne élimination et équilibre d’œstrogènes.
Le Mercure, un métal lourd qui entre dans la classe des “perturbateurs endocriniens”, car il est lié aux récepteurs d’œstrogènes procurant des symptômes d’excès. On le retrouve malheureusement dans plusieurs gros poissons (Requin, thon, espadon...) causés par la pollution de la mer, donc même s'il est très bon de manger du poisson il faut bien le choisir, tout comme pour choisir un complément en oméga-3 non pollué - je te parle de ça après.
Quand la ménopause approche (étape appelée “périménopause”), il est fréquent de trouver une symptomatologie d’excès d'œstrogènes avant la chute (moment où la ménopause est confirmée).
Si tu as déjà un diagnostique d’Endométriose ou suspecte de l’avoir, alors un trop d’oestrogènes peut aggraver tes symptômes.
Fibromes utérins
Maladie fibrokystique du sein
Troubles de la fertilité
Stimuler l’élimination:
Le Foie est le chef d’orchestre, et quand je parlerai des remèdes à base de plantes je t’expliquerai plus en détail de comment il fait pour se débarrasser des œstrogènes. Je te parlerai également des plantes et des compléments alimentaires qui lui donneront un coup de main. Pour l’instant je peux te dire qu’à travers ces aliments, tu peux déjà l'aider:
Brocoli
Chou-fleur
Chou de Bruxelles
Chou frisé
Chou rouge
Bon tous les choux quoi!
Radis
Artichaut
Navet
Cresson
Moutarde
Roquette
Maintenir un bon transit intestinal, en mangeant suffisamment de fibres (légumes, fruits, légumineuses, céréales complètes)
Entretenir le microbiote intestinal, je te nomme ici d’abord des aliments, on parlera plus tard des plantes et des compléments alimentaires:
Enrichis et diversifie ton alimentation avec un maximum de légumes et de fruits frais
Limite ta consommation de viande et diversifie tes sources protéiques, donc teste les protéines d’origine végétale
Consomme plus de noix,
Consomme plus des légumineuses (lentilles, haricots, etc.), ils sont très riches en fibres, et les fibres sont l’aliment des bonnes bactéries (prébiotiques)
Consomme des aliments fermentés qui contiennent des probiotiques :
Kéfir
Kombucha
Tempeh
Kimchi
Légumes lactofermentés comme la choucroute
Miso
Faire du sport régulièrement afin d’avoir une bonne élimination par la transpiration
Dormir avant 23h, car cela apporte une bonne production de mélatonine (hormone du sommeil) et la mélatonine aide à réduire les niveaux d’œstrogènes.
Réduire l’exposition aux œstrogènes de l’environnement (xeœstrogènes)
Évite le plastique : ou choisis ceux qui sont garantis sans BPA (Bisphenol-A), préconise les récipients en verre pour stocker la nourriture, évite le film plastique et les bouteilles en plastique.
Préconise les fruits et légumes locaux, de saison et Bio ou au moins si tu es proche de producteurs, intéresse-toi à leurs pratiques de culture, car parfois certains maraîchers ne peuvent pas payer le label, mais utilisent une agriculture sans pesticide.
Limites ta consommation de produits laitiers: j’accorderai certainement un article sur ce sujet, pour l’instant je peux simplement te dire que le lait des mammifères contient naturellement des hormones (pour le développement et l’immunité du bébé), donc idéalement gardes que le Yaourt de temps en temps (à cause des probiotiques) et vraiment très occasionnellement un peu de fromage. Mais pour ce qui concerne le lait, enlève-le totalement, car en plus tu n’en as pas besoin.
Ne consomme pas de poissons, grands prédateurs (requin, espadon, mérou, etc.), car ils sont trop pollués. Ne pas consommer plus d’une fois par semaine les moyens prédateurs comme le thon et la daurade, donne préférence aux petits poissons, en particulier gras : hareng, maquereau, sardine, anchois non salés – riches en oméga 3 et moins pollués (idéalement cherche label pêche durable)
Opte pour des produits naturels tant pour les produits ménagers que pour les crèmes et les cosmétiques
Évite l’utilisation des tampons et des serviettes industrielles, car elles sont javellisées, donc utilise idéalement des serviettes en tissu lavables et la “coupe"
Je te laisse ici une liste de xenœstrogènes ainsi qu’où tu peux trouver les produits, c’est une liste faite par un site québécois très bien fait.